Dans le cadre de la deuxième phase du projet Développement des compétences dans l’Innovation Agricole pour l’employabilité des jeunes Générations en Afrique de l’Ouest (DIANGA2), quatre sessions de formation viennent d’être menées à terme. Cette initiative a permis de renforcer les capacités de 150 jeunes âgés de 18 à 35 ans, dont au moins 40 % de femmes, en les préparant à des métiers porteurs dans les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire.
Déroulées du 15 décembre 2025 au 30 janvier 2026, ces formations, à forte orientation pratique, ont porté sur des thématiques stratégiques, notamment :
- la production de viande et l’alimentation animale à l’Ecole Nationale Supérieure d’Agriculture (ENSA) de Thiès ;
- la panification et la pâtisserie à base de produits locaux à l’Institut de Technologie Alimentaire (ITA) ;
- les techniques de production de semences de céréales et de cultures associées au Centre d’Etude Régionale pour l’Amélioration de l’Adaptation à la Sécheresse (CERAAS) de Thiès ;
- les techniques de compostage, la fertilisation biologique et l’utilisation de biofertilisants au Centre National de Recherches Agronomiques (CNRA) de Bambey.
Chaque session a combiné des enseignements théoriques et des travaux pratiques, permettant aux participants d’acquérir des savoir-faire opérationnels et directement exploitables.
Ces formations s’inscrivent pleinement dans la stratégie régionale de la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en faveur de l’employabilité des jeunes dans les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Elles visent à renforcer à la fois les compétences techniques et entrepreneuriales des jeunes, afin de faciliter leur insertion professionnelle durable et leur contribution à la souveraineté alimentaire régionale.
Au-delà des formations techniques, le projet prévoit un accompagnement à l’élaboration et à la consolidation de plans d’affaires, afin de favoriser l’auto-emploi et la création d’emplois durables. L’ambition est de doter les bénéficiaires de compétences immédiatement mobilisables, adaptées aux réalités du marché et aux besoins des territoires.
« Ces formations visent à doter les bénéficiaires de compétences opérationnelles leur permettant de développer des activités génératrices de revenus, tout en contribuant à la durabilité des systèmes de production agricole », a souligné la coordonnatrice nationale du projet, Dr Amy BODIAN, chercheure au CERAAS. Selon elle, l’initiative ambitionne également d’accompagner les jeunes vers l’auto-emploi et la création d’activités économiques viables dans les filières agricoles et agroalimentaires.
Financé par la CEDEAO, le projet DIANGA est coordonné au niveau régional par le Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricoles (CORAF). Au Sénégal, sa mise en œuvre est assurée par plusieurs institutions de référence, notamment l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA) à travers le CERAAS et le CNRA de Bambey ainsi que l’ENSA de Thiès et l’ITA, tous membres du Centre régional d’excellence pour les céréales sèches et cultures associées.
I.Diaw






