Dans le cadre du projet « Mise à l’échelle du Village Intelligent face au Climat » (VIC) financé par ENABEL, le Centre National de Recherches Forestières de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA/CNRF) accompagne les producteurs dans la diversification des ressources ligneuses et fruitières, afin de renforcer la résilience des systèmes agricoles. Pour atteindre cet objectif, la maîtrise des techniques de production de plants et de gestion de la régénération naturelle assistée (RNA) est essentielle.

C’est dans cette perspective qu’une session de formation a été organisée par l’équipe technique de l’ISRA/CNRF au bénéfice des membres des Plateformes d’Innovation (PI) des communes concernées. L’activité visait à renforcer leurs compétences en matière de création et de gestion de pépinières forestières communautaires.

Du 19 au 24 mai 2026, malgré des températures dépassant parfois les 45 degrés à l’ombre, des hommes, des femmes et des jeunes venus de Mbar, Panal Wolof, Ndiago, Ngoloum, Ngathie Naoudé, Diamal, Daara Mboss et Keur Mboucki se sont réunis autour d’un même objectif : reverdir leurs terroirs et accroître leur capacité d’adaptation face aux aléas climatiques. Durant cette période, les participants ont été initiés aux différentes étapes de mise en place d’une pépinière forestière : sélection et prétraitement des semences, choix des substrats, techniques de plantation et d’entretien. La formation s’est voulue pratique, permettant aux bénéficiaires d’apprendre autant par l’action que par la théorie.

« Nous avons compris que l’arbre est un allié précieux pour notre agriculture et pour nos enfants », témoigne Pape Djibril Sène, participant à Panal. Comme lui, beaucoup repartent avec de nouvelles connaissances et une conviction renforcée : les solutions aux défis climatiques peuvent émerger au sein même des communautés, lorsqu’elles sont accompagnées et valorisées.

La première phase du projet « VIC/ENABEL » a permis de poser les bases du changement. Toutefois, les bénéficiaires soulignent qu’elle ne suffit pas pour transformer durablement les paysages et les pratiques. Ils plaident donc pour une seconde phase, non pas comme une simple prolongation administrative, mais comme une continuité nécessaire. Pour eux, les acquis sont réels, les attentes immenses et les résultats prometteurs. Et pour que les graines semées deviennent des arbres porteurs d’ombre et d’espoir, il est indispensable de poursuivre l’accompagnement et d’élargir l’impact à d’autres régions du pays.