Communiqué de presse
Dakar, le 6 mai 2026

 

Le lait, vecteur de développement : une 5e édition au Sénégal

Après Rennes, Rabat, Dakar et Tunis, la 5e édition des Rencontres « Lait, vecteur de développement » aura lieu de nouveau au Sénégal, à Saly, du 12 au 14 mai 2026.  Cette édition est organisée conjointement par l’ISRA, le Cirad et l’INRAE, avec le soutien de plusieurs partenaires et projets*.

Dans un contexte mondial soumis à des crises multiples, la filière laitière, comme toutes les filières des secteurs agricoles et alimentaires, fait face à des incertitudes et instabilités grandissantes, avec comme risques et conséquences une augmentation de la malnutrition et de la faim.

Ainsi, la 5e édition des Rencontres « Lait, vecteur de développement » abordera l’ensemble des aspects du développement laitier en donnant la parole aux scientifiques, à des instances internationales ainsi qu’à des acteurs de terrain et à des décideurs économiques et politiques, au Nord comme au Sud. « Cette mixité de points de vue et d’expériences est l’essence et la richesse de ces rencontres », souligne Christian Corniaux, correspondant pour la filière lait au Cirad, et co-organisateur de ces rencontres.

« L’objectif de ces 5e rencontres est d’améliorer la coordination des actions autour du lait et des produits laitiers avec comme pari de construire des solutions adaptées aux enjeux locaux pour un développement durable de la filière lait mobilisant un réseau international réactif et solidaire. »
Assane Gueye Fall, ISRA, Christian Corniaux, Cirad, Saïd Bouhallab, INRAE, co-organisateurs de la 5e édition des Rencontres « Lait, vecteur de développement »

Cet événement, où 150 participants sont attendus, favorisera les échanges d’expériences autour de la diversité des modèles de développement laitier observés à l’échelle de la planète.

Les thématiques abordées s’inspirent de l’évolution des filières laitières locales dans ce contexte international incertain. L’idée est de stimuler et de fédérer ainsi les acteurs du secteur laitier, de mettre la lumière sur les expériences locales tout en les replaçant dans un contexte international, présenter diverses situations dans d’autres pays, pour réfléchir, s’inspirer et mutualiser les meilleures pratiques.

Les discussions et débats de cette édition 2026 seront structurés en 4 sessions thématiques* et une table ronde sur la collecte de lait en Afrique de l’Ouest. En parallèle, se tiendra une foire aux innovations pour favoriser les échanges entre experts et acteurs de terrain, puis une visite de terrain suivra le 14 mai auprès d’une industrie et d’une ferme locale.

 

*Les 4 sessions :

  1. La filière laitière au Sénégal et en Afrique de l’Ouest : regards croisés
  2. Adaptation au changement climatique : gaz à effet de serre, eau, environnement
  3. Marché des produits laitiers et la place des éleveurs : du local au global
  4. Diversité des laits : transformation, nutrition, sécurité et santé humaine

En Afrique de l’Ouest, environ 5 milliards de litres de lait trait (toutes espèces animales confondues) sont produits annuellement. Faute de systèmes de collecte performants, moins de 100 millions de litres sont transformés par les laiteries, soit moins de 2 % du potentiel. Dans le même temps, l’Afrique de l’Ouest importe l’équivalent de 7 milliards de litres pour satisfaire la demande en forte croissance des consommateurs urbains. Sur une centaine d’industries laitières dénombrées en Afrique de l’Ouest, seules une vingtaine collectent du lait localement. Toutes, ou presque, utilisent le lait en poudre importé comme matière première. Le développement de la collecte de lait local est un enjeu majeur pour les politiques et les projets de développement de l’élevage.

« Le lait local pourrait jouer un rôle majeur pour la fabrication de produits à haute valeur ajoutée, ainsi que pour la sécurisation des conditions de vie des éleveurs en zones périurbaines et rurales ».
Bio Goura Soulé, coordinateur du projet PAOLAO.

*Cette édition 2026 n’aurait pas été possible sans le soutien des partenaires techniques et financiers suivants :

  • le Ministère de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de l’élevage (MASAE), à travers le PNDIES « Programme National de Développement intégré de l’élevage au Sénégal »,
  • le Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (Cniel),
  • l’Agence belge de coopération internationale (Enabel), à travers le PRADEP-AOS–Couloir Ouest « Programme Régional de Développement de l’Economie Pastorale en Afrique de l’Ouest et au Sahel »,
  • l’Agence française de développement (AFD) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), à travers le PAOLAO « Projet d’appui à l’Offensive lait en Afrique de l’Ouest »
  • le dispositif en partenariat (dP) Pastoralisme et zones sèches en Afrique de l’Ouest (PPZS).

Scientifiques

Christian Corniaux, christian.corniaux@cirad.fr, Chercheur au Cirad, UMR SELMET, Montpellier, France

Said Bouhallab, said.bouhallab@inrae.fr, Chercheur INRAE, UMR STLO, Rennes, France

Assane Gueye Fall, assane.fall@isra.sn, Directeur du Laboratoire national de l’élevage et de recherches vétérinaires (ISRA/LNERV), Dakar, Sénégal

 

Services presse et communication

INRAE  presse@inrae.fr

ISRA     unival@isra.sn

Cirad    presse@cirad.fr
Idiatou DIALLO <idiatou.diallo@cirad.fr>

Programme

https://lait2026.colloque.inrae.fr/programme

 

A propos 

Le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) est l’organisme français de recherche agronomique et de coopération internationale pour le développement durable des régions tropicales et méditerranéennes. Avec ses partenaires, il coconstruit des connaissances et des solutions pour des agricultures résilientes dans un monde plus durable et solidaire. Il mobilise la science, l’innovation et la formation afin d’atteindre les objectifs de développement durable. Il met son expertise au service de tous, des producteurs aux politiques publiques, pour favoriser la protection de la biodiversité, les transitions agroécologiques, la durabilité des systèmes alimentaires, la santé (des plantes, des animaux et des écosystèmes), le développement durable des territoires ruraux et leur résilience face au changement climatique. Présent sur tous les continents dans une cinquantaine de pays, le Cirad s’appuie sur les compétences de ses 1800 salariées et salariés, dont 1240 scientifiques, ainsi que sur un réseau mondial de 200 partenaires. Il apporte son soutien à la diplomatie scientifique de la France. www.cirad.fr

L’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) est un établissement public à caractère scientifique et technologique qui a pour mission de mener des recherches sur les productions végétales, forestières, animales, halieutiques et aquacoles ainsi que les politiques et chaines de valeur agricoles pour le développement économique et social du Sénégal. Par ses programmes innovants et son partenariat étroit avec les acteurs locaux et internationaux, il œuvre à améliorer la productivité agricole, à promouvoir la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à renforcer la résilience des communautés rurales face aux défis climatiques, contribuant ainsi à la transformation durable du secteur agricole sénégalais. www.isra.sn

L’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) est un acteur majeur de la recherche et de l’innovation. L’institut rassemble une communauté de plus de 10 000 personnes, dont 8000 personnels permanents et plus de 2500 contractuels financés sur projet chaque année, avec plus de 270 unités de recherche, de service et d’expérimentation implantées dans 18 centres sur toute la France.

Institut de recherche finalisée, il se positionne parmi les tout premiers organismes de recherche au monde en sciences agricoles et alimentaires, en sciences du végétal et de l’animal, et en écologie-environnement. Il est le premier organisme de recherche mondial spécialisé sur l’ensemble « agriculture-alimentation-environnement ». INRAE a pour ambition d’être un acteur clé des transitions nécessaires pour répondre aux grands enjeux mondiaux.

Face à l’augmentation de la population et au défi de la sécurité alimentaire, au dérèglement climatique, à la raréfaction des ressources et au déclin de la biodiversité, l’institut joue un rôle majeur pour construire des solutions durables avec ses partenaires de la recherche et du développement et ainsi aider les agriculteurs et tous les acteurs des secteurs alimentaires et forestiers à réussir ces transitions. www.inrae/presse